» Et j’avais les terrils à défaut de montagne,
D’en haut, je voyais la campagne »
Impossible d’être devant ces 2 terrils jumeaux (146 m de haut soit une altitude de 186m) de Loos-en-Gohelle, sans penser à la chanson « les corons » de Pierre Bachelet. Il décrit l’esprit des mineurs de fond- jusqu’à 5000 pour cette mine sans pour autant s’apitoyer sur leur sort ce qui est encore plus émouvant. « Et chaque verre de vin était un diamant rose
« Posé sur fond de silicose
Ils parlaient de 36 et des coups de grisou
Des accidents du fond du trou
Ils aimaient leur métier comme on aime un pays »
Et je suis touchée de voir aujourd’hui que ces 2 géants de schistes (classés au patrimoine de l’UNESCO) sont devenus des lieux de loisir où l’on vient se promener en famille ou s’entraîner pour un trail.
Elle décrit une époque révolue puisque la mine a fermé le 31 décembre 1986. (de C. comme les photos, au 23/08/2026)

Photo 1 : En revenant du musée du Louvre-Lens, au bout d’une rue pavillonnaire, vue sur les deux terrils coniques au profil de volcan.


Il y avait en effet quelque chose de touchant dans ces terrils, collines constituées de résidus miniers, qui ont l’aspect et la fonction de petites montagnes coniques au milieu d’une vaste plaine. Celle-ci était parsemée d’au moins une vingtaine d’autres terrils, certains coniques, d’autres plats, visibles avant l’horizon, comme un vaste champ volcanique. Le stade Félix-Bollaert-Delelis est là, presque au pied, nous rappelant les exploits proches du RC Lens et le poids de l’histoire minière de la région. Ces terrils-montagnes ont aussi une végétation originale pour la région car de leur composition, du schiste, en émane une couleur noire qui garde la chaleur, sur un substrat pauvre et instable. Une végétation spécifique s’est donc implantée sur ces écosystèmes particuliers. Et on pourra y observer par exemple les fleurs jaunes du pavot cornu, plante pionnière qui s’accroche aux terrains instables. Elle est présente aussi par exemple sur le Vésuve.
