Haute-GaronnePyrénées

Depuis le Plan de Liet (1521m), la crête de Cornudère comme je ne l’avais jamais vu…

Je ne sais même plus combien de fois j’ai pu venir me promener sur cette crête que j’aime tant parce qu’en plus d’un accès relativement rapide, un cheminement paisible, des variations saisonnières affirmées, elle offre un très beau panorama dont je ne me lasse jamais, sur le Couserans, la Maladetta, le Luchonnais et d’une manière générale du Saint-Barthélemy au Pic du Midi de Bigorre et sur le piémont qui lui fait face. Cette fois-ci nous avions simplement eu envie de monter sur la croupe du Plan de Liet, où j’ai du venir peut-être une seule fois, qui lui fait face avec ses 1521 mètres d’altitude, et qui se situe juste au dessus de la cabane de Roque Pi.

Photo 1 : Depuis le Plan de Liet, vue sur la crête de Cornudère… La cabane de Roque Pi se situe derrière les arbres en contrebas. Le cap des Tèches est à gauche au second plan, le Duc des Haurades à droite. Au troisième plan, on retrouve le pic de la Calabasse, puis encore juste derrière, le pic de Crabère et à gauche (donc vers l’est) le Serre Haute et le Maubermé.

En ce mercredi 27 mai, les bergers ou bergères ne sont pas encore montés, les patous ne sont donc pas là, les randonneurs étaient très peu nombreux dans l’après-midi un peu chaud mais l’herbe est bien verte et les fleurs illuminent ce parterre verdoyant. Sous ce sol accueillant, on n’oubliera pas que la montagne calcaire recèle de nombreuses cavités et d’un réseau de galeries souterraines qui permet de longues traversées pour atteindre les résurgences au pied nord du massif. Le massif de Paloumère sur lequel on se trouve, recèle le plus long réseau spéléologique de France avec plus de 110 kilomètres de cheminement répertoriés (réseau Félix Trombe Henne Morte) L’exploration de ce massif a débuté en 1873 lorsqu’une équipe de botanistes et de paléontologues effectue les premières reconnaissance à la recherche d’insectes cavernicoles. En contrebas du sommet se trouve le gouffre du Plantillet où débute le cheminement sous-terrain.

Photo 2: L’herbe est verte, les fleurs sont là, les patous vont arriver… la saison pastorale peut commencer.
Photo 2 : Chaque rencontre avec une orchis, ici l’Orchis bouffon, me donne un sentiment de privilège: la complexité de la fleur « à casque », les motifs variés du labelle, ici tacheté de pourpre, ne cessent de m’émerveiller. (C.)
Photo 3 : Le bleu pur de la Gentiane (de Clusius probablement) sature nos photorécepteurs en ce bel après-midi ensoleillé. (C.)

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