Pyrénées

Le bonheur aux petites stations de ski (des Pyrénées et d’ailleurs)

Et même si l’on pratique le ski de randonnée… À Ascou-Pailhères en Ariège, ce vendredi après-midi du 20 mars, alors que s’y achevait la saison d’hiver lors du week-end, la neige était encore là en quantité sur ce versant nord du Tarbesou. Pour une fin d’hiver, l’enneigement restait de qualité et si la fréquentation était très faible, cela nous a permis en une petite après-midi de profiter de quasiment toutes les pistes de la station sans avoir attendu ne serait-ce qu’une seconde aux remonte-pentes. Le skieur amateur ne peut que s’en réjouir d’un point de vue personnel mais honnêtement pour ce type de station, d’un point de vue financier et pour leur santé économique, on aurait aimé une plus grande fréquentation. Ce fut donc un régal que de profiter des pentes adossées à la face nord du pic du Tarbesou et au col de Pailhères, d’aller au plus loin de la station vers l’est, par la piste bleue de Fontargente, vers le plateau de Mounegou et le col sus-mentionné alors qu’au nord-est, le relief plonge rapidement et que se devine la plaine du Lauragais et la Montagne Noire au loin, et qu’une impression de grands espaces se dégageait, d’autant plus que la chaîne vers l’ouest avec les hauts sommets de la haute Ariège, jusqu’au Mont Valier était toujours dans notre champ de vision. On repensera alors au slogan des stations de ski du Queyras alpin « Point faible : Dans le Queyras, on se sent parfois seul au monde. Point fort : Dans le Queyras, on se sent parfois seul au monde. »

Photo 1: Aux Monts d’Olmes, à l’arrivée du téléski des Cadènes, vue vers le sud.

Cet hiver, nous avons pris l’habitude d’aller skier l’après-midi plusieurs fois dans les stations de ski des Pyrénées assez proches de Toulouse. C’est vrai que l’on peut vouloir fréquenter les stations aux domaines skiables étendus, nous l’avons fait quelque fois. Au final, si nous y avions pris du plaisir, il reste que les petites stations, nous ont offert des tarifs attrayants et avec des fréquentations moindres, la réalité de ne pas perdre de temps à attendre son tour pour enfourcher une canne ou poser ses fesses sur le panier du télésiège, et parcourir des pistes tout aussi intéressantes. Une impression de calme s’ajoutait de plus à cette impression d’enchaîner les descentes, car les téléskis qui sont majoritaires dans ces stations ne font finalement pas tant de bruit que cela. Sans se poser la question de savoir où nous allions garer la voiture en arrivant, ce sera juste devant… Tout y était facile et convivial.

Alors c’est vrai que cet hiver a offert un répit dans une tendance de réchauffement climatique qui sera fatale probablement aux petites stations de basses altitudes, on souhaite malgré tout que ce modèle de la petite station de ski qui fait souvent vivre des petites vallées à l’écart des grands circuits, qui n’agresse pas le paysage (c’est à peine si l’on discernait les poteaux du téléski de Mounégou au milieu des pins à crochets) puisse perdurer le plus longtemps possible. De toute façon, même si notre bilan carbone n’est pas bon, si l’on ne veut pas d’impact sur l’environnement, autant effacer toute présence humaine… Finalement, comme dans le Queyras, où le choix avait été fait d’aménager des petits domaines dans plusieurs communes, on choisira les mêmes dans les Pyrénées.

Photo 2 : À Ascou-Pailhères, sur la longue piste bleue de Fontargente, avec le pic de Tarbesou en fond…

Le Mourtis, Les Monts d’Olmes et Ascou-Pailhères, que nous avons visités cette année, et d’autres, et bien on leur souhaite encore de longues années enneigées … C’est aussi une manière de connaître les Pyrénées ou un autre massif montagneux.

Laisser un commentaire