Depuis le col de la Core, le Cap de Bouirex n’est pas le plus impressionnant des versants et son ascension de quasi 500 mètres de dénivellation se fait assez facilement bien que la pente se redresse sur le milieu du parcours. Au coeur des estives du même nom qu’on pourra aussi prononcer Bouirech, le sommet est un formidable belvédère sur tout le Couserans car situé en position centrale. Ce sera probablement cet élément qui fera déplacer les gens. Et c’est vrai qu’on n’est pas déçu avec une belle vue sur le versant nord du Mont Valier qui le domine et une vision panoramique vers l’est et le pic des 3 Seigneurs, le massif du Montcalm et vers l’ouest les confins du Cagire, pic de la Calabasse et le Crabère.


Avec toutes les nuances du vert, la vue sur le versant nord raide du Tuc d’Eychelle (2315m) qui s’adosse au Mont Valier impressionne et offre un beau contraste avec les pâturages d’Auze et d’Arp qui entourent le Cap de Bouirex. Sur le versant nord de ce dernier, en contrebas, on peut voir aussi au loin la cabane de Quillet. Les vaches sont montées et entourent cette dernière de la vie qu’on attend en cette saison.


Puisque nous étions au centre du Couserans, ce sera aussi l’occasion de lire le très récent et très utile (avec ses nombreuses cartes) livre de Gérard Tougne et Jean-Paul Ferré Histoire du Couserans, un pays pyrénéen méconnu, aux Éditions Le Pas d’Oiseau. Et enfin , parce que connaitre une région c’est aussi y manger, on pourra aller à l’excellente Table de Gaya à Monjoie en Couserans au hameau de Teulé et dormir au gîte dans une jolie grange rénovée juste en face.
